Gwen Van Den Eijnde

LA BELLE STRASBOURGEOISE /// Gwen Van Den Eijnde /// MULHOUSE /// Lucie Eidenbenz / Mulhouse

Gwen van den Eijnde invente des êtres. Ils ne parlent pas, ne chassent pas, ne dansent pas, bougent à peine. Ils sont proches, mais ne cohabitent pas. Leur lieu est ailleurs, leur temps est lent, patient, maniaque. Gwen van den Eijnde devient, à chaque fois qu’il le décide, un de ces êtres. Il débute alors un long, très long processus de fabrication de ce qu’il sera. Mais à ce moment là, il ne sait pas encore ce qu’il deviendra. C’est la parure qu’il exécute avec le soin de détails méticuleux et qui, pièce après pièce, le conduit vers ce qu’il incarnera. Lors des « apparitions » de Gwen van den Eijnde, on assiste véritablement à un cérémonial, attaché à on ne sait quel rite. Et l’on peut parfois penser dans ces moments à la fois au Samouraï, au Toréador ou a une Impératrice de Chine. Néanmoins, on ne sait jamais vraiment qui est en face de nous, qui est cet être qui ne nous voit pas et qui regarde des choses ou des êtres que nous ne voyons pas, qui n’existent peut être plus. Edith Dekyndt

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